Archive pour la catégorie ‘Miam Miam’

Âmes sensibles, s’abstenir

Mardi 25 août 2009

Les pluies ont cessé. Comme elles nous ont bloqués plusieurs jours au camp, il était temps d’aller faire le marché à Chiang Mai… Il faut quatre heures de piste et de route, mais j’étais heureuse d’y accompagner mon père et Tienchai.
Nous nous sommes attardés dans un grand centre commercial. Et là, nous sommes tombés sur un concours du plus gros mangeur de..
Hamburgers?
Saucisses?
Pizzas?
Non, vous n’y êtes pas: le concours du plus gros mangeur d’INSECTES!
Il faut dire qu’ici, en Thaïlande, les insectes, grillés,frits ou cuits à la vapeur, constituent une nourriture tout à fait banale. On dit que les insectes sont diététiques, bourrés de protéines, et que leur consommation permet d’économiser du CO2. En tout cas, on en vend même dans les rues… Regardez:

Bref, il y avait un concours du plus gros mangeur d’insecte… J’ai pris des photos pour vous. Mais attention, cela peut vous impressionner. N’allez plus loin que si vous le voulez vraiment.

Bon. Je vous aurai prévenus!

Appétissant, non?

Appétissant, non?



J'en reprendrais bien encore un peu...

J'en reprendrais bien encore un peu...

Je n’ai pas encore essayé de manger des insectes. A bien y réfléchir, ce n’est pas plus dégoûtant qu’une huître que nous mangeons vivante, ou qu’une écrevisse, qu’en pensez-vous?

A présent, je vous souhaite un bon appétit!

Grosses bises,

Charlie dans la jungle

Comment prendre des kilos

Lundi 27 juillet 2009

Bonjour,

Comme je vous l’ai dit, nous sommes en pleine saison des pluies. Cela durera jusqu’au début du mois de novembre. En ravageant le chemin qui mène au camp, la saison humide aura au moins eu le mérite de faire entrer Jules, le buffle d’eau, dans la famille. Lui ne redoute pas la pluie. Il la désire! On nous dit que c’est le contraire d’un Gremlin: c’est si vous ne le plongez pas dans l’eau de temps à autre qu’il devient dingue!

Pendant les averses, j’ai pris l’habitude, entre deux vidéos de ma nouvelle idole, Rain (voir mes billets précédents), d’aller faire un tour à la cuisine. Elle se trouve à l’extérieur de la maison. Un toit de feuilles de bananiers la recouvre, sur de hauts piliers. Un muret l’entoure, assez bas pour qu’on puisse s’y asseoir. Un foyer occupe l’un des angles. Des garde-manger sont disposés à l’endroit où le muret devient mur et s’élève à une hauteur de deux mètres. Un évier, un réfrigérateur, une grande table de bambou, des tabourets complètent l’équipement.

Aujourd’hui, Narawan nous a confectionné un plat typique, époustoufflant. Cela s’appelle le pat thai.

Je vous donne la liste des ingrédients: des nouilles de farine de riz, des cacahuètes pilées, de l’ail, des germes de soja, du porc émincé, des crevettes, du jus de tamarin (vous savez, ce fruit-confiture dont je vous ai déjà parlé…), des carottes, du chou chinois, de l’huile de palme, de la sauce de poisson et plein d’autre ingrédients, le tout roulé dans une fine couche d’oeufs battus en omelette.

Vous ne pouvez imaginer à quel point c’est bon! Comment voulez-vous que je maigrisse? J’ai renoncé à tout espoir avec Diego. Je crois même que Sathida s’est mise à le draguer! Il faudrait peut-être, d’ailleurs, que mon père s’en rende compte, mais c’est une autre histoire. Bref, je n’ai plus d’espoir avec notre prof… Mais imaginez qu’un jour, je rencontre Rain, ma nouvelle idole! Vous croyez qu’il aimerait sortir avec un bonbonne?

Je vous laisse saliver sur le pat thai. Ici, c’est l’heure du dîner!

Bon appétit,

Charlie dans la jungle

Salade de papaye verte

Jeudi 5 mars 2009

Aujourd’hui, je vous présente l’un de mes plats thaïs préférés: la salade de papaye verte. Narawan nous en prépare plusieurs fois par semaine. Elle sait que j’adore!

Pour la préparer, Narawan prend une papaye dans sa main gauche et, de la droite, elle la fendille à l’aide d’une petite machette. La main gauche fait simultanément tourner le fruit sur lui-même. Il en résulte que des filaments de papaye tombent dans un grand bol posé au-dessous. C’est assez spectaculaire: pas besoin d’un robot ménager!

Puis, dans un mortier, Narawan place des cacahuètes, de l’ail, du sucre, du piment, de la sauce de poisson, du citron vert et de la pâte de tamarin (souvenez vous, je vous ai déjà parlé du tamarin, allez-voir dans la rubrique “miam-miam”). Elle réduit les ingrédients au mortier. Elle verse cette péparation sur la papaye verte, à laquelle elle a ajouté entretemps de petites tomates cerise et des tronçons de haricots verts.

Miam miam!!!

Charlie

Un fruit avec des cheveux!

Mardi 18 novembre 2008

Il y a longtemps que je ne vous ai pas parlé de la nourriture que nous prépare Narrawan.

Voici un fruit étrange et magnifique. Regardez à droite: c’est le fruit entier. A gauche, je l’ai tranché en laissant le fruit à l’intérieur.

Avant de mordre dans le fruit, il faut enlever cette peau hérissée de piquants qui, pour moi, ressemblent davantage à des cheveux! La mauvaise surprise, c’est qu’il y a un noyau à l’intérieur, revêtu d’une peau qui colle à la chair du fruit. Je n’aime pas retrouver sur ma langue un peu de cette peau un peu rêche et amère. Alors, je mords à la surface du fruit et je fonds: c’est si bon, légèrement acide comme un litchi, et très juteux!

Ici, au camp des éléphants, nous avons trois arbres à ramboutans. Chacun d’eux produit près de deux cents kilos de fruits. Narrawan dit qu’on en fera des confitures, ou qu’on fera sécher les fruits pour en faire des friandises!

A propos, la Thaïlande est le plus gros producteur de ramboutans au monde. Vous en avez déjà mangé? En trouvez-vous parfois sur votre marché?

Bon, bientôt, on passera aux plats de consistance!

Bises,

Charlie dans la jungle

LE FRUIT-CONFITURE

Samedi 18 octobre 2008

Aujourd’hui, je vous présente un fruit deux-en-un. Il s’appelle le tamarin.

Comme vous le voyez, le tamarin est formé de cosses brunes qui ressemblent à de gros haricots, ou plutôt à des cacahuètes géantes.
Quand Narawan les a amenés sur la table, nous avons vécu une scène terriblement embarrassante. Vous savez que j’ai un petit frère crado, Bart. Devinez à quoi il a pensé en voyant les tamarins sur la table ? Vous avez compris ? Je vous laisse imaginer ses mimiques et ses plaisanteries stupides. Heureusement, Narawan n’a rien compris à son hilarité.
Ah oui, pourquoi un fruit « deux-en-un » ? Tout simplement parce qu’à l’intérieur des cosses se cache une matière tellement caramélisée qu’elle ressemble à de la confiture…

Miam miam !!!

Bisous,

Charlie